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Re: rimlianite [re: paratrooper]
lSTORlK ()
16.06.03 11:12  



I.

L'Afrique Septentr. aprs le partage du Monde Romain en Empire d'Orient et Empire d'Occident

A. Berbrugger


Il est impossible de s'occuper avec fruit de nos antiquits africaines, si l'on n'a pas une ide de l'organisation de ce pays sous la domination des Romains. Ce travail a pour but de resserrer dans un espace peu tendu les notions essentielles sur la matire, notions qu'il faudrait autrement rechercher dans des ouvrages souvent trs-difficiles acqurir, cause de leur prix ou de leur raret.

II embrasse les contres appeles aujourd'hui Maroc, Algrie, Tunisie, Tripoli, tats modernes dont voici les dsignations antiques:

MAROC: MAURITANIE TINGITANE.

ALGERIE:


l'ouest : MAURITANIE CESARIENNE.
au centre : MAURITANIE SITIFIENNE.
l'Est : NUMIDIE.
TUNISIE:


au Nord: ZEUGITANE, OU PROCONSULAIRE
au Sud: BYZACENE.
TRIPOLI: TRIPOLITAINE.

Ces quatre tats comprennent toute l'Afrique septentrionale, ou Berbrie. Ils sont si bien dtachs du reste du continent africain, et par la mer et par les sables, que les gographes arabes, ont pu, avec raison, les appeler, dans leur ensemble, l'Ile de l'Occident.

C'est, en effet, un terrain nettement spar du reste du monde, - gographiquement et politiquement, - quoique situ bien prs du foyer des progrs sociaux. Aussi, a-t-il t toujours dans sa destine d'tre un champ de bataille o la civilisation trangre et la barbarie indigne se sont heurtes plus d'une fois.

Rome tait sortie peu prs victorieuse de cette lutte du bon gnie des peuples contre le mauvais; nous entrons dans la lice notre tour, mais avec la puissance que donnent aux peuples modernes les progrs immenses en tous genres raliss par les derniers sicles.

Dans la voie o la France se trouve engage, la connaissance de l'organisation romaine en Afrique septentrionale cesse d'tre une curiosit archologique l'usage exclusif des savants: c'est un utile enseignement rtrospectif o le pass peut fournir des indications pratiques au prsent.

En entreprenant d'exposer quelle fut ici l'administration civile et militaire des Romains, j'ai d prendre pour base de ce travail la Notice des dignits de l'empire d'Occident, document officiel dont la rdaction parat remonter vers l'an 430, c'est--dire l'poque o l'invasion vandale allait arracher aux Romains leurs riches provinces de l'Afrique septentrionale.

Quelques dveloppements supplmentaires suffiront pour rattacher ce rglement du 5 sicle aux temps qui l'ont prcd et ceux qui l'ont suivi.

Avant d'entrer en matire, et pour viter toute quivoque ou confusion, il importe de prciser le sens ou, pour mieux dire, les sens de ce mot Afrique qui reviendra si souvent sous la plume. Pour nous, il en a deux; il en avait trois pour les anciens.

Dans sa plus grande extension, ce mot s'appliquait au vaste continent que l'isthme de Suez spare de l'Asie, avec cette singulire restriction, toutefois, que l'Egypte ne lui appartenait pas et se rattachait an continent voisin, du ct de l'Orient.

Dans un sens plus restreint, il se disait de l'ensemble des possessions romaines en Afrique.

Enfin, dans sa signification la plus troite, on l'appliquait aux premires possessions romaines en Afrique, c'est--dire la Proconsulaire et la Numidie, qui correspondent, ainsi qu'on l'a vu dj la Tunisie septentrionale et la partie orientale de notre province de l'Est.

Pour viter tout malentendu gographique, j'emploierai constamment le mot Afrique seul pour dsigner le continent; Afrique septentrionale, ou son quivalent Berbrie, pour indiquer la partie nord de ce continent; et, enfin, province d'Afrique, dans le troisime des cas exposs plus haut.

Sous la domination romaine, le gouvernement civil de l'Afrique septentrionale fut partag en deux groupes distincts dont la ligne de dmarcation tait le fleuve Malva qui, plus tard, et jusque vers la fin de l'tablissement turc, sparait, - sous le nom moderne de Mouloua - le Maroc de l'Algrie.

A l'Ouest de celte rivire, s'tendait la Mauritanie Tingitane (Maroc), une des sept provinces du diocse des Espagnes, lequel constituait une des trois grandes contres places sous les ordres du prfet du prtoire des Gaules.

A l'Est de la Malva, on trouvait, en marchant vers l'Orient, la Mauritanie Csarienne, la Mauritanie Sitifienne (Algrie occidentale et centrale); puis la province d'Afrique, renfermant la Numidie (Algrie orientale), la Proconsulaire, ou Zeugitane, avec la Byzacne (Tunisie); et, enfin, la Tripolitaine qui correspond Tripoli de Berbrie. Ces six provinces formaient le diocse d'Afrique, un des trois que le prfet du prtoire d'Italie tait charg d'administrer.

Ainsi, l'Afrique septentrionale, l'poque romaine, formait deux gouvernements civils compltement spars: celui de l'Ouest, qui ressortissait au prtoire des Gaules, et celui de l'Est, qui dpendait du prtoire d'Italie.

Mais lorsque, de conqute en conqute, Rome atteignit les bords de l'Atlantique, la mauvaise situation de sa mtropole africaine dut alors se manifester dans toute son vidence. Au lieu de dplacer le sige de l'autorit centrale, - chose difficile, du reste,- on prfra rompre l'unit administrative de l'Afrique septentrionale et en faire deux gouvernements, dont l'un eut son chef le plus lev Rome et l'autre Trves, puis Arles, sous Constantin-le-Grand.

Ce n'est pas dans notre sicle d'unit gouvernementale et de centralisation administrative qu'il est ncessaire d'insister sur les inconvnients d'une organisation pareille.

L'vnement providentiel qui nous a amens sur les mmes rivages, nous y a placs dans une situation bien diffrente, car Alger, notre capitale africaine, est au centre du littoral de la Berbrie et sous le mridien mme de Paris. La cte orientale de Tunis n'en est pas plus loigne que la cte occidentale du Maroc; et, soit qu'il s'agisse de chtier les pirates du Rif ou de faire respecter l'indpendance de nos voisins de l'Est, le bras de la France n'a pas plan de chemin faire gauche qu' droite pour atteindre le but qu'elle se propose.

Un de nos confrres, M. Ausone de Chancel, a exprim cette pense avec plus de bonheur et d'nergie qu'il n'est permis - la prose de le faire, dans les vers que voici:

Les deux pieds sur Alger, la France peut demain
Sur Fez et sur Tunis abattre chaque main.
Cette sparation profonde, qui semble trange au premier abord, avait pourtant sa raison d'tre. C'tait, d'un ct, la facilit des communications de la Tingitane avec l'Espagne, entre lesquelles il n'y avait qu'un dtroit de quelques lieues: c'tait aussi la situation excentrique de la mtropole africaine, place 1200 kilomtres de sa province la plus occidentale. Cette dernire circonstance parat avoir exerc une influence trop sensible sur les progrs et la consolidation de la domination romaine pour qu'il ne soit pas ncessaire de s'y arrter quelques instants.

Les Romains sont arrivs dans ce pays par l'Est, la suite des guerres puniques. Un sicle et demi avant la naissance de J.-C., la victoire les met en possession des tats de Carthage; et, pendant plus de cent ans, ils se contentrent de ce territoire qui rpond celui de la Tunisie. La mtropole punique pouvait alors leur convenir, car elle tait peu prs au centre du littoral o ils venaient de s'tablir, elle ne s'cartait que trs-peu du mridien de Rome. On pouvait, d'ailleurs, y arriver en suivant les ctes (sauf un dtroit de 150 kilomtres seulement qui spare la Sicile; de l'Afrique), avantage prcieux dans l'tat d'enfance o tait; alors la navigation.

Aprs ces gnralits, abordons les dtails.

L'administration civile de l'Afrique septentrionale tait partage entre le prfet du prtoire d'Italie, le prfet du prtoire des Gaules, le comte des largesses sacres et le comte des choses prives.

Le prfet du prtoire des Gaules avait dans ses attributions la Tingitane, une des provinces du diocse des Espagnes, et il y tait: reprsent par un prsident (proeses).

Le prfet du prtoire d'Italie tait reprsent ici:

1 Par le proconsul d'Afrique qui administrait, par deux lgats, la Zeugitane ou Proconsulaire (Tunisie septentrionale);

2 Par le vicaire d'Afrique qui administrait, par deux consulaires, la Byzacne (Tunisie mridionale), la Numidie (Algrie orientale); et par trois prsidents, la Tripolitaine (Tripoli), la Mauritanie Sitifienne (Algrie centrale) et la Mauritanie Csarienne (Algrie occidentale). Cette dernire fonction se cumulait avec celle de duc des limites, l'poque o la Notice a t rdige.

Par une contradiction qui, pourtant, s'explique assez bien, si l'on se reporte l'tat du pays lors de la rdaction de la Notice, l'Afrique septentrionale, dont deux prfets du prtoire se partageaient le gouvernement civil, tait place, au point de vue militaire, sous l'autorit unique du matre de l'infanterie (magister peditum), sorte de ministre de la guerre dont la position hirarchique tait gale celle des deux prfets dont il s'agit.

Rsumons cet ensemble pour le pouvoir mieux apprcier.

Immdiatement au-dessous de l'Empereur, quatre hauts fonctionnaires, qualifis d'illustres, reprsentaient, dans la hirarchie administrative des Romains, ce que nous appelons aujourd'hui des ministres.

Ainsi, les prfets des prtoires d'Italie et des Gaules composaient, par rapport l'Afrique septentrionale, le ministre de l'intrieur;

Le matre de l'infanterie (magister peditum) en tait le ministre de la guerre;

Le comte des largesses sacres, celui des finances;

Le comte des choses prives, celui des domaines, dpartement. qui, d'aprs la manire de procder des Romains en pays conquis, devait avoir une importance beaucoup plus grande que chez nous, et de nos jours.

Le comte des largesses sacres, d'un rang gal aux prfets du prtoire, avec lesquels, il partage le titre d'illustre, avait aussi ses. dlgus en Afrique, c'taient:

Le comte des titres des largesses en Afrique,

Le rational des sommes d'Afrique,

Le rational des sommes de Numidie,

Le procurateur du gynce de Carthage,

Le procurateur de toutes les teintureries d'Afrique,

Le procurateur de la teinturerie de Djerba en Tripolitaine.

Le comte des choses prives, autre illustre, avait galement ses employs, c'taient:

Le comte du domaine de Gildon, proprits confisques sur ce prince indigne, quand il s'tait rvolt contre Rome,

Le rational des choses prives, en Afrique,

Le rational des choses prives de la maison impriale en Afrique,

Le procurateur des choses prives en Mauritanie.

Dans la section XXXV de la Notice, l'numration des provinces qui dpendent du prfet du prtoire d'Italie, on trouve ce paragraphe:

Provinces d'Afrique, sept:

Byzacne,
Numidie,
Mauritanie Sitifienne,
Mauritanie Csarienne,
Tripoli,
Prfet de l'approvisionnement d'Afrique,
Prfet des fonds patrimoniaux.

Le titre de cet article et le chiffre des provinces qui s'y trouve indiqu ne permettent pas de supposer que le mot provinces doive tre pris ici dans le sens o nous disons dpartement de la guerre, de la marine, etc. S'agit-il, en effet, de territoires civils placs sous l'administration spciale et exclusive des deux fonctionnaires qui semblent les personnifier? C'est une question que je n'entreprendrai pas de trancher pour le moment.

Quant l'administration militaire du pays, on a vu qu'elle tait concentre tout entire dans les mains du matre de l'infanterie (magister peditum), fonctionnaire qualifi d'illustre comme les deux prfets du prtoire.

Il rsidait Rome et tait reprsent ici par deux comtes et deux ducs, les comtes d'Afrique et de Tingitane, les ducs de Mauritanie Csarienne et de Tripolitaine.

Le comte d'Afrique avait sous ses ordres, outre les corps mobiles, seize prposs des limites qui commandaient aux troupes places en permanence sur les frontires.

Le duc de la Tingitane avait sous lui un prfet de cavalerie et cinq tribuns de cohortes, plus, des troupes mobiles.

Le comte de la Mauritanie Csarienne avait huit prposs des limites. Il tait aussi proeses et pour cette partie de ses fonctions devait dpendre du vicaire d'Afrique.

Celui de la Tripolitaine avait douze prposs et deux camps, o taient, sans doute, les forces destines tenir la campagne au besoin.

La Notice numre les forces militaires des Romains en Afrique. Elles se divisent, comme on peut s'y attendre, en deux classes distinctes: les troupes mobiles et celles qui doivent rester en garnison permanente sur les frontires.

Dans la province d'Afrique, il y avait, sous les ordres du comte, douze corps d'infanterie et dix-huit de cavalerie, en outre des seize garnisons limitanennes.

Dans la Tingitane, on trouve, la disposition du comte, quatre corps d'infanterie, trois de cavalerie, plus, une aile et cinq cohortes pour la garde des frontires.

Dans la Tripolitaine, la Notice ne cite aucun corps mobile; mais dans l'numration des garnisons limitanennes, elle nomme deux camps qui devaient renfermer des troupes de la premire espce.

En Mauritanie Csarienne, la Notice ne parle que de garnisons limitanennes commandes par un duc qui tait aussi prsident; c'est--dire qui cumulait !es fonctions civiles et militaires; circonstance qui indique peu de scurit dans cette province l'poque o le document imprial fut rdig (vers 430).

II n'entrait pas dans le plan des auteurs de la Notice de nommer toutes les troupes dont les Romains disposaient en Afrique; elle se contente d'indiquer les milices rgulires. Mais l'pigraphie locale et l'analogie conduisent penser qu'ici, comme dans les autres provinces, ils ont eu des corps indignes qui la garde des frontires et des avant-postes qui les clairaient a d tre confie.

Une inscription d'Aumale parle d'un prfet des cavaliers maures camps sur le territoire d'Auzia, chef-lieu de la portion de frontire qui portait son nom (limes Auziensis). Et ces tours, (Burgi) chelonnes sur les lignes d'avant-postes, entre les camps et les villes de guerre, taient probablement gardes par des Barbares ou des indignes, comme cela se pratiquait partout ailleurs. Sans sortir de notre province, je puis citer la tour des Houara, entre Mda et Amoura, celle des Oulad Meriem, entre Sour Djouab et Aumale, celle des Oulad Selama qui est 11 kilomtres au sud-est de cette dernire ville.

L'analogie porte chercher ici les mmes traces d'organisation militaires que dans les autres provinces romaines, et l'observation les y fait trs-aisment dcouvrir. Quant au personnel; nous retrouvons ici la lgion avec ses auxiliaires, comme lment principal des corps mobiles; ct d'eux, les Indignes, organiss en une sorte de milice locale et prposs en permanence la garde des avant-postes. Nous retrouvons les camps, les chteaux, les tours et jusque aux simples vigies o ces forces stationnaient pour veiller la sret da pays

Une inscription de Khemissa, recueillie par M. l'abb Godard, cite un prfet des Musulames, tribu berbre qui a jou un rle dans la rvolte de Tacfarinas, et dont le nom, plus ou moins estropi, apparat dans les crits de divers auteurs anciens.

Nous avons au Muse d'Alger les pitaphes de deux chefs (principes) du Castellum Tulei (Diar-Mami, prs de l'Azib ben Zamoum, chez les Flissa).

Ces faits, choisis parmi beaucoup d'autres du mme genre, prouvent surabondamment ce qui a t avanc. J'y reviendrai, du reste, dans la dernire partie de ce travail.
A.. Berbrugger.

II.
Les territoires du nord-ouest composent la Tripolitaine o vivent 70% de la population libyenne. Cest une des seules rgions cultivables du pays.
On y trouve la capitale du pays, Tripoli, fonde par les phniciens au 1 sicle avant J.C. avant dtre conquise par les romains. Cest pourquoi cette cit possde beaucoup de vestiges grco-romains comme le thtre. Mais Tripoli est galement marque par larchitecture coloniale italienne et arabe, qui ont laiss de trs beaux btiments et de s jardins.
A ne pas manquer : le Chteau Rouge, Assai al-Hamra, situ sur la colline du cette imposante forteresse tmoigne des diffrentes influences de la ville et renferme de nombreux vestiges offrant un vaste panorama de lhistoire du pays.
La Mdina, encore trs authentique, avec ses souks pittoresques, ses hammams et ses habitations typiques est aussi un endroit dcouvrir.
La Tripolitaine possde aussi deux importants sites archologiques: Sabratah, louest de la capitale, et Leptis Magna, lest, ce dernier tant considr comme lun des plus beau de la Mditerrane.

III.
Les dbuts de la colonisation.

Avec la fin de Carthage commence rellement, en 148 avant J-c., l'occupation romaine des territoires berbres. Le Snat transforme les possessions puniques en provinces romaines.
Au dpart, les Romains se lancent timidement dans cette conqute. S'ils sont une trs grande force militaire sur la terre, puisque cette poque, leur arme est la meilleure du monde occidental, il leur semble difficile de s'tablir par une conqute maritime, mme s'il disposent d'une excellente marine de guerre. Comme toujours, ils commencent par utiliser d'autre moyens, savoir la corruption et les manuvres politiques. La politique trangre de l'Empire Romain, qui est loin d'tre le civilisateur que dcrivent certains de nos manuels d'histoire, repose sur deux piliers : l'argent et l'arme. Lorsque les manuvres politiques et la corruption ne suffisent plus, ils font la guerre. L'histoire de l'Afrique Romaine le montre d'une manire criante.
La Terra Afriqua, premire colonie romaine l'est du Maghreb est avant tout une colonie d'exploitation agricole. Le gouvernement charg de l'administrer rside Utique. Des soldats et des paysans italiens s'y installent, afin de cultiver le bl. L'empire les aide en leur proposant des conditions financires exceptionnelles.
A la mort de Massinissa, en 148 avant J-c les romains cherchent briser l'unit du royaume berbre, afin d'tendre leurs territoires. Ils suscitent l'vnement d'un Roi vassal, Micipsa. Tout au long de son rgne, qui dure trente ans, ils n'ont pas s'inquiter des Numides. Micipsa leur est en effet favorable et soumis.

Jugurtha

Sous Micipsa, un de ses neveux, Jugurtha est associ au pouvoir. Il commence par combattre au ct des Romains, ou il montre des capacits militaires tel que les Romains l'admirent. Revenu au pays, Jugurtha se montre d'une telle intelligence politique que Micipsa dcide de faire de lui son fils adoptif un des hritiers lgitimes du trne de Numidie.
A la mort de Micipsa, en 118 avant J-c, et selon les volont du souverain, le pouvoir est partag entre Hiempsal, Asrtrubal et Jugurtha. Hiempsal est assassin. Ce meurtre, dont on ne retrouve pas les auteurs, provoque des troubles populaires.
Astrubal est favorable la tutelle romaine, Jugurtha y est au contraire oppos : son exprience lui a montr combien les Romains sont corrompus. Un conflit clate invitablement entre les deux hommes, qui engendre la fois une scission politique mais aussi une division populaire. Astrubal tente de faire assassiner Jugurtha, sans succs. Le rsultat est une guerre, laquelle se mlent les Romains qui soutiennent Astrubal.
Jugurtha use de la mme stratgie que Rome : par la corruption, il obtient le retrait des romains et parvient vaincre son rival, en 116 avant J-c.
S'inspirant de son grand-Pre Massinissa, il entreprend d'unifier les berbres contre Rome. Administrateur avis, il fait de son peuple une grande puissance, en dveloppant le notamment le commerce. Il organise galement une arme redoutable. Afin de le dstabiliser, les Romains tentent d'abord de s'attirer les faveurs de certains chefs numides par la corruption, mais ils n'y parviennent pas, tant la renomm du Roi est grande. La guerre devient alors invitable entre Berbres et Romains. Jugurtha livre une rsistance acharne, infligeant ces derniers de lourdes pertes.
Jugurtha n'est pas vaincu militairement, mme si les Romains ont pniblement conquis une partie du pays aprs trois ans d'une guerre particulirement dure. Surpris de cette rsistance, les Romains sont contraint de concder plusieurs fois une trve.
Finalement, Jugurtha est victime du trahison, conu par son Beau Pre Bocchus, Roi de Maurtanie la solde des romains. Celui-ci propose une ngociation, laquelle il se rend, comme le veut la coutume, sans arme. Celle-ci est un pige : il est captur et amen Rome comme prisonnier en 104 avant J-c.
Les romains lui infligent une fin particulirement humiliante, puisqu'il est condamn au supplice de la faim.
Pour les Berbres, Jugurtha est un grand nom. Il fait partie de ceux qui revendiqurent l'indpendance des Berbres. Le dtail de son histoire figure dans la page ci dessous.

Les Rois Vassaux et la Rsistance Berbre.

Aprs Jugurtha, le tratre Bocchus rgne sur la partie occidentale de la Numidie. La partie orientale est donne Gauda, un frre des Jugurtha. Ces deux rois sont soumis aux Romains. Cette domination dure pendant deux sicles. Elle est ponctue de rvoltes, comme celle des l'Agellid Hiarbas (en 82 avant J-c) et celle de Juba Premier (en 46 avant J-c). Mais les romains arrivent toujours, par la discorde, la corruption, quand ce n'est par la force, mettre fin ces rbellions. Ils profitent d'ailleurs de la dfaite de Juba Premier pour crer une nouvelle province, l'Africa Nova et finissent par annexer toute l'Afrique du Nord. Il y resterons pendant quatre sicles.
Ils y voient un important grenier bl, et y encourage sa culture dans de vastes exploitations. Ils mettent en place galement d'importantes plantations d'oliviers. Pour les paysans, la vie est trs dure. Les matres romains les traitent comme des esclaves. De 17 24, une rvolte populaire est mene par Tac farinas. Elle est crase dans le sang.
Par calcul politique, Rome, aprs le rgne de Caligula, suppriment le royaume berbre, dont l'autonomie tait d'ailleurs trs relative, en le remplaant par la Maurtanie Tingitiane et la Maurtanie Csarienne, en 42. Ils promeuvent des Agellid, des Roi comme dans l'ancienne coutume berbre, dans l'espoir de calmer le peuple. Ceux ci n'ont en fait aucun pouvoir, puisque totalement sous la tutelle de l'Empire. Le peuple ne s'y trompe pas, les traitants avec mpris. Ils n'auront de fait strictement aucune autorit. En 45, une insurrection clate chez les Maures et les Numides, et vers 85, une soulvement populaire touche cette fois la Maurtanie et la Grande Syrte.
Les romains essaient galement de progresser vers le sud. L il se heurtent une rsistance toute autre. Les tribus berbres du sud sont constitues de rudes combattants, surtout dans les montagnes et le dsert. Mme si les romains parviennent construire des voies romaines vers le sud, ils se heurtent une rsistance acharne. Les rgions intrieures et les Aurs ne tomberont jamais en leur mains. Les montagnes kabyles, donc la Djudjura et les Aurs seront dnomms par les Romains, "Ferratus Mons", les montagnes de fer. Ce terme signifie qu'elles sont infranchissables.
Rgulirement, les troupes romaines subissent des attaques surprises, et il leur est impossible d'investir les montagnes. Elles laborent alors des Limes, fortifications frontalires qui servent galement l'irrigation, puisque le pays est aride. Ces limes s'tendent tout le long du sud des possessions romaines. Si les lgions descendent jusqu'au Chot Odna, elles n'iront pas plus loin. Elles sont arrtes au lieu dit "les portes de fers", une valle troite que les Berbres ne permettront jamais aux Romains de franchir. Au sud, ceux-ci restent les matres d'immenses territoires.
La pntration des Romains vers le Sahara se fera plus l'Est, par des expditions menes partir de l'actuelle Libye (Cornelius Balbus, en 19 avant J-c, puis Suetonius Paulinus, en 40 aprs J-c). L, ils construiront des voies romaines, mais leur implantation ne sera pas permanente. Les Oasis sahariens ne seront jamais coloniss. Les Romains n'atteindront jamais l'Afrique Noire, comme certains l'ont prtendues.


Timgad, en Algrie. Cette ruine de la cit construite sous l'empereur Trajan est
l'une des plus impressionnantes laisses par les Romains.
Elle comporte un Arc de Triomphe et un Thtre.

Bilan de la Romanisation.

Si on considre le rsultat de la romanisation, deux faits sont marquants :
D'une part, et malgr quatre sicles de prsence, les romains ne laissent pas une grande influence. A l'intrieur de leur colonie, leur prsence n'a donn lieu qu' des rvoltes. Leur apport culturel est pratiquement nul. Il en est d'ailleurs de mme de toute l'Afrique romaine : la Libye et surtout l'gypte, grenier bl de Rome, malgr la poigne de fer qui exerce l'Empire, sont sans cesse en rbellion.
D'autre part, la grande majorit de la population berbre s'est retire vers le sud dans les montagnes et le dsert, dans des lieux inexpugnables. Elle y a prserv ses traditions et sa culture ancestrale.

Mais continuons notre histoire des Berbres. Alors que l'Empire romain est dj sur le dclin, un vnement important arrive : la Christianisation.

IV.
La troisime guerre punique

Au IIe sicle av. J.-C., Carthage continua toutefois de briller par son commerce et, bien que devenue une puissance de second ordre, suscitait l'irritation de Rome. Les Romains furent dresss contre Carthage par les discours du censeur Caton l'Ancien, qui rptait avec insistance Delenda est Carthago (!Il faut dtruire Carthage!). Une entorse mineure des Carthaginois un trait antrieur fournit aux Romains le prtexte pour faire clater la troisime guerre punique (149 av. J.-C.-146 av. J.-C.). Commands par Scipion milien, les Romains s'emparrent de la cit de Carthage, la rasrent jusqu'au sol et emmenrent les survivants en esclavage.

V.

Graecia capta:
la Rpublique triomphante.
Premire guerre punique.

On appelle guerres puniques les trois guerres qui ont oppos les Romains Carthage (Punicus : "carthaginois").
Carthage a t fonde par Tyr en 814 av. J.-C. pour servir descale aux navires phniciens qui se rendaient en Espagne. Devenue indpendante, Carthage a prospr au point de dominer la Mditerrane occidentale. La cit tirait sa richesse du commerce maritime : ses navires allaient chercher le cuivre, le plomb et largent dEspagne, ltain dAngleterre, lor, livoire et les esclaves dAfrique.
Carthage tait dirige par une aristocratie de marchands qui devaient leur fortune la vente de ces produits dans toute la Mditerrane. Une excellente flotte de guerre protgeait les nombreuses villes de leur empire maritime ; elles taient tablies sur les ctes dEspagne et dAfrique du Nord, en Corse, en Sardaigne et dans louest de la Sicile. En dpit des rapports commerciaux trs fructueux quils entretenaient avec les Grecs de Sicile, les Carthaginois leur avaient livr des guerres sanglantes pendant le Ve et le IVe sicle. Au IIIe sicle, les cits grecques taient si affaiblies que la victoire de Carthage parut possible ; mais Rome ne pouvait admettre que toute la Sicile appartnt un Etat si puissant, dont les navires et les armes de mercenaires pouvaient un jour attaquer lItalie.

264-256. Guerre en Sicile.

264 Les Mamertins de Messine, attaqus par Hiron, roi de Syracuse, et devant subir une garnison carthaginoise chez eux font appel aux Romains. Ceux-ci s'emparent de Messine. Hiron vaincu, s'allie aux Romains contre les Carthaginois.

262 Prise d'Agrigente (colonie carthaginoise) par les Romains.

260 Victoire navale remporte par les Romains, sous le commandement de Duillius, au nord de la Sicile, Myles.

256 Bataille navale au sud de la Sicile, Ecnome ; de trs importants effectifs sont engags des deux cts ; victoire romaine.

256-254 Guerre en Afrique.

256 Grce la victoire d'Ecnome, le consul M. Attilius Regulus, Regulus, peut dbarquer au cap Bon, en Afrique. Aprs de rapides succs sur terre, il passe l'hiver Tunis.

255 Regulus vaincu Tunis et fait prisonnier. Une importante flotte romaine rapatriant les survivants est presque entirement dtruite par la tempte.

Les Carthaginois forcent Regulus accompagner une ambassade Rome pour ngocier un change de prisonniers. Regulus leur donne sa parole de revenir si la ngociation choue. A Rome, il conseille de ne pas accepter l'change.
Regulus

254 -241 Guerre en Sicile.

251 Victoire de Caecilius Metellus Panorme (Palerme).

249 Victoire navale Dpanum des Carthaginois commands par Adherbal sur la flotte de P. Claudius Pulcher.

Claudius Pulcher cos. contra auspicia profectus - iussit mergi pullos, qui cibari nolebant - infeliciter aduersus Carthaginienses classe pugnauit, et revocatus a senatu iussusque dictatorem dicere Claudium Gliciam dixit, sortis ultimae hominem, qui coactus abdicare se magistratu postea ludos praetextatus spectauit. (Tite-Live, Periochae, 19)
Le consul Claudius Pulcher, parti malgr les auspices - il avait ordonn de jeter la mer les poulets sacrs qui refusaient de manger - livra un combat naval malheureux contre les Carthaginois. Rappel par le snat, il reut l'ordre de nommer un dictateur pour le remplacer et dsigna Claudius Glicia, individu de la pire espce, qui fut forc de dmissionner de sa magistrature et assista par la suite des jeux en toge prtexte.

248-242 Guerre d'usure autour de Palerme, Eryx et Lilybe entre Romains et Carthaginois, commands par Hamilcar Barca ("l'clair").

241 Victoire, aux les gates, du consul C. Lutatius sur Hannon: Hamilcar Barca se trouve enferm dans "l'le aux trois pointes", lorsque les Romains dtruisent la flotte qui venait le ravitailler et le secourir.

Trait de paix ; la Sicile devient la premire province romaine.

Entre deux guerres.

241-238 Carthage soutient, contre ses propres mercenaires, la guerre inexpiable.

241-239 Rome en profite pour s'emparer de la Corse et de Sardaigne, qui deviennent la deuxime province romaine.

237-219 Sous le commandement d'Hamilcar Barca, puis de son gendre Hasdrubal, enfin de son fils Hannibal, les Carthaginois conquirent l'Espagne jusqu' l'Ebre.

235 Le temple de Janus est ferm pour la premire fois.

229-219 Rome conquiert l'Illyrie.

Organisation des provinces.

Les territoires conquis par les Romains hors de l'Italie furent organiss en provinces. Les habitants taient tenus au service militaire et de lourds impts, en argent et en nature. Comme en Italie. droits et charges variaient considrablement d'une rgion l'autre. A la tte de la province se trouvait le gouverneur ; c'tait soit un proconsul, soit un proprteur, choisi par le Snat parmi les anciens magistrats, consuls ou prteurs.

225-222 Invasion massive de Gaulois qui atteignent Clusium mais ils sont vaincus au cap Tlamon. Rome entreprend la conqute de la Gaule cisalpine ; victoires de Flaminius sur le Claesis, de Marcellus Clastidium (il y tue de sa main le chef gaulois Viridomar et mrite ainsi l'honneur suprme des dpouilles opimes).

222 Les Romains prennent Milan.

Deuxime guerre punique.

240-218 Expansion carthaginoise en Espagne.

Hamilcar Barca prpare la revanche de Carthage : il fait de l'Espagne sa position de dpart. Son fils Hannibal (n en 247, mort en 183) avait prt serment dans son enfance de har toujours les Romains. En 219 Hannibal s'empare de Sagonte qui s'tait mise sous la protection des Romains: c'est le prtexte de la guerre.

218 Hannibal franchit les Alpes.

Hannibal gagne l'Italie avec ses lphants de guerre, en traversant les Pyrnes, le sud de la Gaule, les Alpes, dont le franchissement lui cote de grosses pertes. Parvenu dans la plaine du P, il remporte de grandes victoires : le Tessin, la Trbie, Trasimne. Aprs Trasimne, le dictateur Q. Fabius Maximus refuse systmatiquement le combat, d'o son surnom de Cunctator "le Temporisateur". Mais l'opinion publique romaine dsire un choc dcisif.

216 Dfaite de Cannes. Le choc a lieu en Apulie, Cannes, dans l't de 216 av. J.-C. C'est un dsastre pour Rome. Cannes cote la vie 70 000 Romains. L'Italie du Sud, soumise depuis un demi-sicle peine, se rallie aux Carthaginois. Capoue, allie de Rome depuis cent cinquante ans dj, trahit la premire.

216-212 " Les dlices de Capoue ".

Hannibal, bas Capoue, guerroie en Italie du Sud. Mais les " dlices de Capoue " seront fatales son arme. Et Rome sait faire de son ct un prodigieux effort pour redresser la situation. Lorsque les Romains, victorieux en Sicile, s'attaquent Capoue, Hannibal tente une diversion contre Rome. Il arrive moins de dix kilomtres de la ville, mais, faute de machines, renonce en faire le sige.

218-206 Les Romains portent la guerre en Espagne.

212 Prise de Syracuse par Metellus mort d'Archimde.

Archimde
Savant grec de Syracuse, Archimde a su utiliser ses connaissances scientifiques au profit de la technique. Il perfectionne le levier, invente la vis sans fin, et dcouvre le principe qui porte son nom et grce auquel il peut tablir la qualit de l'alliage d'une couronne d'or. Pendant que Marcellus assige Syracuse, il sait, parat-il, soulever pour les fracasser les navires romains qui approchent trop prs des remparts et en incendier les voiles avec des miroirs paraboliques.

Cest du moins ce que disent certaines traditions qui ont la vie dure (et je contribue les diffuser !!!)

Un prof de maths me rappelle qu' il est difficile de fabriquer un miroir parabolique correct et qu'il est impossible d'incendier un objet mobile (navire) avec un miroir parabolique ; par contre, Archimde a bien pu aider les soldats de Syracuse amliorer les machines qui pouvaient lancer des torches de rsine enflammes ; a me parait un moyen beaucoup plus efficace .

210 Scipion reprend l'Espagne.

P. Cornelius Scipio devient consul pour l'anne 205, ce qui est anormal puisqu'il n'a que vingt ans. Il emploie son anne de consulat organiser, plus soigneusement que Regulus, une expdition en Afrique.

207 Victoire du Mtaure sur le frre d'Hannibal, Hasdrubal.

204 Scipion dbarque en Afrique.

Il dbarque, au printemps de 204, dans le Nord de la Tunisie actuelle, avec 30 000 hommes. Hannibal se trouve enferm dans l'Italie qu'il avait t sur le point de conqurir.

P Cornelius Scipio

202 Zama. Carthage rappelle Hannibal. Victoire de Scipion sur Hannibal Zama ; Zama efface Cannes. La paix est signe anne suivante.

201 Paix : Carthage vassale de Rome.

Carthage renonce l'Espagne, abandonne tous droits sur la Corse et la Sardaigne, confirme sa renonciation la Sicile, dj souscrite en 241. En outre elle livre tous ses bateaux de guerre, sauf dix, et s'engage ne jamais faire la guerre sans l'autorisation de Rome.

M Porcius Cato : Caton l'Ancien

Troisime guerre punique.

Cette troisime guerre punique fut brve et implacable. L. Cornelius Scipio milianus (Scipion milien) investit et, au bout de deux ans, prend Carthage qui est rase jusqu'au sol (146). Ainsi Rome efface les traces mmes de l'existence de sa rivale : l'avis de Caton avait prvalu. Immdiatement l'tat carthaginois est transform en Province d'Afrique.

Conqute de la Grce.

200-197 Guerre contre Philippe V de Macdoine sous prtexte d'apporter la libert aux Grecs.

Philippe V, roi de Macdoine, avait quelque peu aid Hannibal. Aussi les Romains prennent-ils parti contre lui, lorsqu'il entre en Grce, pays vassal de la Macdoine depuis l'poque d'Alexandre le Grand, pour y punir des villes infidles. Ils le taxent de barbarie et lui dclarent la guerre.

197 Victoire dcisive Cynocphales (Thessalie) du consul T. Quinctius Flamininus, appuy par la Ligue achenne.


196 Flamininus proclame la "libert" des Grecs : rendre aux Grecs leur libert tait un acte diplomatique trs habile et qui prparait l'avenir. Rome pouvait sembler alors aux Grecs entirement dsintresse, uniquement respectueuse des grands souvenirs hellniques.

T Quinctius Flamininus

192-188 Guerre contre Antiochus le Grand, roi de Syrie, d'abord en Grce puis en Asie Mineure.

189 Antiochus vaincu Magnsie.

171-168 Guerre de Macdoine contre Perse, fils de Philippe V.

168 L. milius Paulus " Paul-Emile " vainqueur Pydna (Macdoine).

149 Soulvement de l'Espagne. La guerre se prolonge jusqu' la prise de Numance par Scipion milien au bout de dix annes de sige en 133. Aprs quatre-vingts ans de rsistance, l'Espagne devient dfinitivement romaine.

148-146 Soulvement de la Grce et de la Macdoine.

Les Grecs comprennent rapidement que Rome ne les a dlivrs de la Macdoine que pour mieux les dominer. Quand les Macdoniens se rvoltent (148), les Grecs de la Ligue achenne se rvoltent aussi.

148 La Macdoine, conquise par Caecilius Metellus, devient province romaine.

146 Destruction de Corinthe par Mummius.

Le principal pisode de la rvolte grecque est la destruction de Corinthe, ville de commerce, de plaisir et d'art, par L. Mummius qui gagnera cette mdiocre besogne le surnom d'Achacus ("Achae" tant un autre nom de la Grce).

L Mummius Achaicius

La rvolte mate, Macdoine et Grce sont rduites en une province unique. C'est le premier gain territorial de Rome en Orient.

VI.


-3,5 milliards d'annes : Apparition de la vie sous forme embryonnaire.
-14 millions d'annes : Population de singes.
-5,5 millions d'annes : Dbut de l'humanit. Diverses varits d'australopithques.
-150.000 -130.000 : Premiers Homo sapiens sapiens ngrodes en Afrique.
-40.000 : Arrive du ngrode grimaldien en Europe.
-35.000 -32.000 :Culture grimaldienne, aurignacienne. L'humanit n'est reprsente que par un Homo sapiens ngrode.
-20.000 :Apparition du Cro-Magnon (France mridionale) prototype des races leucodremes, blanches.
-15.000 : Apparition de l'Homme de Chancelade (France mridionale) prototype du Jaune.
-10.000 : Apparition de la msocphalie et de la brachicphalie.
-5000 : Les Smites n'existent pas encore.
-4236 : Le calendrier astronomiqu yptien, de priode 1460 ans, tait dj en usage.
-2400 : Apparition des premiers Smites.
-1400 : Attestation du hittite : langue indo-europenne la plus ancienne.
-1300 : Invasion des peuples de la Mer, arrive des Libyens blancs.
-663 : Le sac de thbes en gypte par les Assyriens. Dbut du dclin du monde noir.
-525 : Conqute de l'gypte par Cambyse II.
-332 : Conqute de l'gypte par Alexandre le Grand.
-31 : Conqute de l'gypte par les Romains.
+639 : Arrive des Arabes en gypte.

VII.

gypte ptolmaque (330-30)

L'gypte est gouverne par des pharaons qui parlent grec, les Ptolmes (de I XIII), et par leurs femmes Cloptre et Arsino. - Construction ou reconstruction de nombreux temples Denderah, Edfou, Kom-Ombo et Philae.

gypte romaine et byzantine (30 av. J.C.-639 apr. J.C.)

Conqute de l'gypte par Octave en 30 av. J.C., mais l'gypte est en fait un protectoratromain depuis 59 av. J.C. En 639, les Arabes prennent l'gypte.
Juqu'en 395 de notre re, poursuite de l'entretien et de la construction de temples dans le style gyptien par les empereurs romains. Fermeture du temple d'Isis Philae en 550.



* rimlianite paratrooper   11.06.03 03:54
. * Re: rimlianite Umbriel.   15.06.03 21:22
. * Re: rimlianite lSTORlK   16.06.03 11:12
. * Re: rimlianite lSTORlK   16.06.03 11:14
. * Re: rimlianite lSTORlK   18.06.03 10:54
. * Re: rimlianite lSTORlK   20.06.03 12:26
. * Re: rimlianite paratrooper   26.06.03 00:43
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